Tussilago farfara Linné ― Tussilage farfara. ― Pas-d'âne. ― (Coltsfoot).
Description :
Tige (longueur 10-20 cm) ; capitule (diamètre 20-25 mm). Floraison très printanière. Lieux incultes et humides. Introduit d'Europe durant la période française, autour des vieux établissements (Montréal, Québec, Gaspé, Chicoutimi, etc.), probablement à la suite de cultures médicinales.
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Tussilago farfara, plante entière (état printanier) feuille. Flore laurentienne, figure 210, dessin frère Alexandre
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Plante croissant en grandes colonies constituées par la division incessante de vigoureux rhizomes. Les fleurs, extrêmement printanières, peuvent être considérées comme tardives : les boutons qui partent de l'aisselle des feuilles sont trop retardés pour fleurir à l'automne et passent l'hiver sous terre, s'épanouissant au premier soleil du printemps. Dès que la floraison est passée, les bractées se rapprochent, les aigrettes grandissent et le pinceau de soies blanches qu'elles forment sort de l'involucre. La hampe se recourbe ensuite vers la terre et ne se redresse que lorsque les graines sont mûres. À ce moment les aigrettes s'étalent, se dispersent au vent, et les nouvelles feuilles paraissent.
![]() Chemin du Vieux-Moulin, Grondines, le 25 mai 1994. |
Tussilago farfara |
Plante très vantée chez les anciens (Hippocrate, Dioscoride, Pline) dans les affections du poumon : on pensait que la fumée des feuilles apaise la toux. Cet usage très ancien se retrouve encore en Suède.
![]() ![]() Rive du fleuve Saint-Laurent, Bas-Sainte-Anne-de-la-Pérade, mai 1993. |
Tussilago farfara |
Dans le folklore français, le terrain où pousse abondamment le tussilage passe pour être mauvais. « Terre à taconet (tussilage), laisse-là où elle est ; terre à renoncule rampante, achète-la si tu peux » ― dit un vieux proverbe. La fleur qui chasse la neige...et la toux. Dans sa Flore printanière, Gisèle Lamoureux note que les «premiers pissenlits aperçus par des non-initiés... sont souvent des tussilages pas-d'âne.» Usage médical: «Plante très vantée chez les anciens (Hippocrate, Dioscoride, Pline) dans les affections du poumon: on pensait que la fumée des feuilles apaise la toux. Cet usage très ancien se retrouve encore en Suède. – Dans le folklore français, le terrain où pousse abondamment le Tussilage passe pour être mauvais. "Terre à Taconet (Tussilage), laisse-là où elle est; terre à Renoncule rampante, achète-là si tu peux " dit un vieux proverbe.»3 «Plante médicinale émoliante, expectorante, anti-inflamatoire et antispasmodique. Elle rentre fréquemment dans la composition des médicaments contre la toux et l'asthme. Les indiens d'Amérique du Nord faisaient sécher puis brûler les feuilles pour fabriquerun succédané du sel (pauvre en sodium et riche en potassium). »
Famille: composées [compositae]
Références:
- Estelle Lacoursière et Juilie Therrien, Fleurs sauvages du Québec, p.176
- Flore laurentienne 1935, p. 644, 645, 646.
- L'encyclopédie de l'Agora






