TRILLIUM erectum Linné. ― TRILLE.
Description :
Le rhizome des Trillium présente une saveur rappelant celle des plantes qui contiennent de la saponine (qui mousse comme du savon).
Il contient un glucoside analogue à celui du Paris européen. Ce dernier faisait autrefois partie des philtres, la croyance populaire voulant qu'il provoque des idées érotiques.
Les propriétés physiologiques du glucoside des Trillium ne paraissent pas avoir été spécialement étudiées. On sait seulement que les Indiens employaient ces plantes en cataplasmes sur les tumeurs et les ulcères, sans doute à cause d'une action dépressive sur le système nerveux. On leur attribue aussi d'hypothétiques propriétés émétiques et emménagogues.
Le nom générique signifie: trois; allusion au type méristique des verticilles foliaires et floraux.
Trillium erectum Linné ― Trille dressé. ― (Ill-scented trillium).
Floraison printanière. Bois riches. Général, sauf dans les parties froides du nord-est du Québec, atteignant le lac Saint-Jean.
Cette espèce, dont la distribution géographique américaine est très vaste, a de très proches alliées dans l'Asie orientale: le T. pallasii, du Japon et de la Mandchourie, le T. smallii, du Japon, le T. tschonoskii, de la Chine et du Japon, le T. camtschatcence, de la Chine, du Japon et de la Sibérie orientale.
C'est probablement un type primitif. L'espèce est assez critique, surtout dans la partie méridionale de son aire: elle est sujette à des variations et à des anomalies nombreuses. Les étamines s'ouvrent avant que le stigmate ne soit réceptif, et la pollinisation semble se faire par des Diptères spéciaux (mouches à viande), attirés par l'odeur des fleurs, qui sont d'ailleurs dépourvues de nectar.
Frère Marie-Victorin (1885-1944)
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La trille à fleurs rouges est une plante vivace dont la fleur est formé de trois pétales et de couleur plutôt rouge. La floraison est au début du printemps et les fleurs dégagent une mauvaise odeur. Cette plante préfère l'ombre et les endroits humides et acide. 40-45 cm de haut et 30 d'étalement. |
Plante printanière; TIGE charnue; FEUILLES au nombre de trois, rassemblées vers le sommet de la tige, nervées; FLEUR solitaire à trois sépales vert et trois pétales; PÉTALES rouges, verts, blancs ou blancs et roses selon l'espèce. Étamines et pistils très apparents.
Pousse dans les bois de feuillus comme les érablières, souvent en colonies. Fleurit dès le début du mois de mai.Indigène en Amérique et en Asie.
Sa croissance est très lente, exigeant parfois jusqu'à dix ans avant la première floraison. «Ne pas cueillir, ni transplanter, ni modifier l'habitat.», avertit Gisèle Lamoureux.1 Comme ils sont vivaces, vous retrouverez les trilles au même endroit l'année suivante.
«Le genre est étroitement allié au genre Paris de l'Eurasie. (...)
Un certain nombre d'espèces, dont au moins deux des nôtres (T. erectum, T. grandiflorum) sont très instables, en ce sens qu'elles sont sujettes à des mutations extraordinaires, à de nombreuses anomalies phyllotaxiques ou allomorphiques. Ces anomalies se manifestent en diverses directions: tendance à la tétramérie (convergence vers le genre Paris) ou a une 5-6-mérie parfaite ou partielle, augmentation du nombre des pièces dans les divers verticilles foliaires ou floraux, pluralité des verticilles foliaires, phyllodie, staminodie, etc. Ces variations se reproduisent d'année en année sur le même rhizome et quelques-unes d'entre elles sont probablement héréditaires et d'origine germinale.»
Usage médical:
«Âcre et amer, [le trille] provoque des vomissements (...); à forte dose, il entraîne la mort rapide de souris de laboratire. Usage domestique à proscrire.» «Le rhizome des Trillium présente une saveur rappelant celle des plantes qui contiennent de la saponine. Il contient un glucoside analogue a celui du Paris européen. Ce dernier faisait autrefois partie des philtres, la croyance populaire voulant qu'il provoque des idées érotiques. Les propriétés physiologiques du glucoside des Trillium ne paraissent pas avoir été spécialement étudiées. On sait seulement que les Indiens de l'Amérique employaient ces plantes en cataplasmes sur les tumeurs et les ulcères, sans doute a cause d'une action dépressive sur le système nerveux. On leur attribue aussi d'hypothétiques propriétés émétiques et emménagogues.»
Famille: liliacées [liliaceae]
Références:
- Estelle Lacoursière et Juilie Therrien, Fleurs sauvages du Québec, p.41
- Flore laurentienne 1935, p. 644, 645, 646.
- L'encyclopédie de l'Agora
- Michel Leboeuf, Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes, ed. Michel Quintin, p.291, 2007.
- Trille rouge, wikipedia


